L’industrie de la musique se serre les coudes…

Circling_Wagons_CST

Il ne fait pas de doute que l’industrie musicale est en train de vivre une transformation extrême depuis au moins une quinzaine d’années. En fait, le rythme du changement semble s’accélérer alors que les avancées technologiques surviennent de plus en plus rapidement.

L’univers de Twitter-Facebook-YouTube-Tumblr-Instagram-iTunes n’était qu’une vague idée au début des années 2000. YouTube, par exemple, n’existait même pas il y a à peine dix ans, mais est aujourd’hui le site le plus visité pour découvrir de nouvelles musiques, alimenté par les recommandations et les liens des médias sociaux. Aujourd’hui, il est difficile d’imaginer l’industrie de la musique sans outils aussi puissants que celui-ci.

La plupart des secteurs, lorsqu’ils sont confrontés aux effets déstabilisants de telles technologies et subissent ce genre de bouleversements, se « serrent les coudes » et adoptent un point de vue commun afin de relever les défis qu’ils rencontrent. Par exemple, les fabricants d’automobiles se livrent habituellement une farouche concurrence, mais unissent leurs efforts pour défendre leurs positions face aux organismes de réglementation dans le monde en ce qui a trait aux règles de sécurité et d’économie d’essence.

Par contre, l’industrie musicale a parfois eu tendance à se replier sur elle-même et à se livrer à des querelles internes. Les créateurs, les interprètes, les éditeurs, les maisons de disques, les plates-formes, les amateurs de musique, les consommateurs de musique, les gérants d’artiste, les stratèges, les visionnaires technologiques et ainsi de suite ont chacun des points de vue bien définis, précis et différents. Les principaux litiges et points de divergence vont de la valeur économique des créateurs par rapport à celle des interprètes, au rôle de la technologie dans l’industrie et aux effets néfastes du piratage.

Certaines de ces pommes de discorde sont défendues avec une grande ferveur.  En tant qu’industrie, nous avons une foule d’opinions, de stratégies et de convictions disparates. Cela nous conduit parfois à manquer des occasions d’agir avec décision et d’aller de l’avant sur certains points de discussion importants en tant qu’industrie solidaire et unie.

Des associations internationales comme la CISAC (Confédération internationale des sociétés d’auteurs et de compositeurs), l’ICMP (Confédération internationale des éditeurs de musique) et l’IFPI (Fédération internationale de l’industrie phonographique) peuvent parfois offrir une orientation générale. Certaines obligations valides à l’échelle mondiale, comme la qualité des donnés et des métadonnées, doivent inciter l’ensemble des intervenants de l’industrie à collaborer et à faire progresser le dialogue.

Mais fondamentalement, les discussions se déroulent à l’échelle nationale ou régionale. À cet égard, la SOCAN ouvre la voie à une collaboration constructive. Par exemple, au Canada, la SOCAN est un ardent participant au groupe ACCORD des « organisations qui partagent les mêmes idées ». Les neuf organisations qui en font partie (jusqu’à maintenant) réunissent de nombreux acteurs de la communauté de la création musicale pour discuter des principales questions et des perspectives d’avenir.

La SOCAN travaille aussi étroitement avec l’ASCAP et BMI à l’initiative MusicMark, une solution d’affaire qui répond aux défis d’une industrie où les frontières s’estompent de plus en plus. Alors que ces augustes organisations américaines auraient autrefois été peu enclines à collaborer sur des questions importantes, la SOCAN a réussi à les rapprocher pour le bénéfice de l’industrie musicale. Et les accords de licence que la SOCAN a conclu avec YouTube et Google Play jettent des ponts entre des perspectives divergentes pour le bien commun des fournisseurs de musique numérique, des créateurs de musique et des consommateurs de musique.

C’est uniquement par de telles collaborations que l’industrie musicale peut progresser – ensemble. Quelqu’un a dit que le « C » au milieu de l’appellation SOCAN (et de son logo) représentait les Créateurs, le Canada, la Collectivité et notre Connexion. De toute évidence, il désigne également la Collaboration.

Au sujet de Jeff King

Jeff King est le chef de l’exploitation de la SOCAN, où il a occupé différentes fonctions depuis 2001. Sa carrière comprend plusieurs succès dans les domaines de la gestion et du développement, au pays et à l’international. Jeff se voit comme un leader naturel, un penseur stratégique, un planificateur et agent de changement. Mais ce n’est qu’un aspect de sa personnalité. Le natif du Sud de l’Ontario est un fan de musique, de voyages et de cinéma et a étudié en profondeur l’histoire et le domaine des affaires. Cette combinaison d’intérêts lui permet non seulement d’aimer son travail, mais de ne même pas le considérer comme du travail. Bien entendu, s’il arrêtait d’être payé, il se peut qu’il arrête de se présenter au bureau!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *